Patrizia Cattaneo


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Pelerinage experience de Dieu

Pèlerinages

LE PELERINAGE, UNE EXPERIENCE VIVANTE DE DIEU

Le pèlerinage dans l'Ancien Testament

Depuis les jours du paradis perdu, l’homme ne peut être qu’un pèlerin, qui cherche à se rapprocher du ciel. Or, le premier mot de Dieu adressé à Abraham, est : «Va quitte ton pays et pars». Abraham a obéi et il a entrepris le premier pèlerinage, une migration de milliers de kilomètres de lieu à lieu où Dieu le conduisait à sa découverte.

Le pèlerinage plonge ses racines dans le monde païen et juif: si autrefois on s’adressait à Esculape pour chercher des remèdes ou pour rendre grâce d’une guérison, ensuite on allait en pèlerinage à un sanctuaire. Cette tradition, héritée des nomades sémites, passera par la suite de l’hébraïsme au christianisme.

Quoique Dieu écoute nos prières partout il y a cependant des endroits où Il semble être plus disposé à écouter les supplications du chrétien.
Ce voyage que l’on fait dans l’espace, à la découverte d’un lieu où il y a une présence extraordinaire de Dieu, devrait représenter un parcours intérieur d’évolution spirituelle, puisque son but est la conversion du cœur et une rencontre plus profonde entre Dieu et l’homme.

Les hébreux à l’âge des patriarches invoquent Yahvé dans des lieux saints comme Béthel et Sichem, qui deviennent le centre de leur vie religieuse.

Après l’Exode, ils dressent au pied du mont Sinaï un sanctuaire portatif, l’Arche d’alliance, où Dieu a sa résidence au milieu de son peuple et il marche avec lui.

Dans le judaïsme c’est le Seigneur qui montre le lieu où il désire être honoré, se manifestant près d’un feu, sur une montagne ou à travers un songe.

C’est Lui qui recommande des fêtes de pèlerinage qui se déroulent dans des sanctuaires naturels montrés par Dieu même, parfois de simples espaces délimités par un cercle de pierres.
Nous en trouvons un exemple dans le récit de Jacob qui tient pour saint le lieu où il a la vision de l’échelle: "En vérité, Yahvé est en ce lieu et je ne le savais pas – dit il. Que ce lieu est redoutable! Ce n’est rien de moins qu’une maison de Dieu et la porte du ciel!" et il lui donne le nom de Béth-El, c’est-à-dire maison de Dieu, point de rencontre entre Dieu et l’homme, où Dieu promet de bénir son fidèle et où l’homme s’engage à venir en pèlerinage et à faire une offrande (Genèse 28,16-19).

Vers l’an 1000 av. J.C. le roi David transfère l’Arche d’alliance à Jérusalem et son fils Salomon achève la construction du temple qui doit l’accueillir.
À ce Temple l’on vient de tout le pays "pour aller voir la face de Dieu" et pour célébrer les trois grandes fêtes annuelles.
Même si les sanctuaires locaux continuent à jouer leur rôle dans la vie de chaque tribu, Jérusalem est le centre spirituel d’Israël, parce que les hébreux croient que Dieu n’est présent que dans ce temple.

C’est à cause de l’idolâtrie, qu’à partir du huitième siècle av. J.C. les prophètes contestent les pèlerinages, devenus souvent superficiels et superstitieux, et qu’ils insistent sur l’importance des bonnes dispositions morales: le souci de la justice, la conversion du cœur. Le Dieu d’Abraham et de Jacob prête attention aux dispositions intérieures. Le pèlerinage doit avant tout amener à la conversion.

le Seigneur dit à Jérémie en 600 av. J.C.: "Tiens-toi à la porte du Temple de Yahvé proclames-y cette parole et dis: Améliorez vos voies et vos œuvres… Quoi! Voler, tuer, commettre l’adultère, se parjurer puis venir se présenter devant moi en ce Temple qui porte mon nom. Je vous rejetterai de devant moi" (Jérémie 7,2-15).
Le Seigneur par la bouche de Jérémie rejette une conception magique du temple parce que le pèlerinage ne compte rien si l’on ne fait pas la volonté de Dieu.




Le pèlerinage dans le Nouveau Testament

Jésus lui même, comme tout juif qui devient majeur, à douze ans accomplit le pèlerinage au Temple de Jérusalem (Luc 2,22- 39) et par la suite il revient au temple à plusieurs reprises. L'Évangile commence par un pèlerinage à l'endroit où l'Exode s'était arrêté : Béthabara, là où Jean baptisait, là où les pas du Christ entreprennent sa vie publique. Lors de sa mort le voile du temple se déchire, signifiant que c’est Christ le vrai temple, le nouveau centre du culte.

Les premières communautés chrétiennes maintiennent certaines pratiques, notamment le pèlerinage à Jérusalem. De plus elles visitent les lieux de la passion et de la résurrection du Christ. Par un paradoxe éclatant, le tombeau le plus désiré de la chrétienté est vide, c’est celui du Christ, à Jérusalem: mais ce vide fonde précisément la foi du pèlerin.

La destruction du temple en 70, la dispersion et la révolte de 132-135 font disparaître cette forme de pèlerinage chrétien, alors que le pèlerinage hébreu aux tombeaux des rabbins survit encore aujourd’hui, et compte près de trois mille ans de vie.

Pour comprendre les pèlerinages chrétiens, les sanctuaires, les miracles, il faut remonter à l’Ecriture où on en trouve les racines: Dieu est toujours à côté de l’homme, et on peut le rencontrer dans un rêve, dans une vision ou dans des lieux particuliers. C’est un Dieu soucieux du bien de ceux qui l’invoquent, comme le témoignent des hommes sauvés par Yahvé ou guéris par Jésus, qui prend soin aussi des corps, comme plusieurs miracles le prouvent. Le Nouveau Testament et toute l’histoire du christianisme montrent le rapport existant entre la foi et la guérison. Jésus guérit les malades et chasse les démons.

Il transmet aux apôtres le pouvoir de guérir les malades (Matthieu 10,1-10); Paul met ce pouvoir au nombre des charismes et les Actes des Apôtres mentionnent plusieurs miracles. "Dieu opérait par les mains de Paul des miracles peu banals, à tel point qu’il suffisait d’appliquer sur les malades des mouchoirs ou des linges qui avaient touché son corps: alors les maladies les quittaient et les esprits mauvais s’en allaient " (Actes 19,11-12).

Le pèlerinage dans l'histoire de l'Eglise

Au IV siècle, sous le règne de Théodose le christianisme devient la religion officielle de l’empire: dès lors elle se propage librement et l’intérêt pour les lieux dont parlent les Écritures devient de plus en plus vif. On bâtit de nombreuses églises, surtout sur les lieux où se sont passés les événements de la vie du Christ, ensuite sur les lieux où l’on trouve des reliques de martyrs, puis de saints. Presque en même temps, se développe un culte pour des personnages vivants, des moines, des ermites, des évêques, vénérés pour leur sainteté.
On commence à attribuer un pouvoir surnaturel aux reliques des martyrs; ce phénomène, propre du christianisme, est un des facteurs qui ont donné naissance aux pèlerinages et à plusieurs lieux de culte.

L’Egypte attire surtout par ses moines, et possède des importants centres de pèlerinage. Les fouilles ont mis au jour des basiliques célèbres pour les guérisons, des monastères, des établissements de bains, des hôtelleries, des fours dans lesquels on fabriquait les ampoules pour l’eau et pour l’huile sainte que les pèlerins portaient chez eux à leur retour.

Constantinople après le VII siècle, devient, avec Jérusalem le grand pôle d’attraction pour tous les pèlerins d’orient et le commerce des reliques.
A mesure qu’il devient plus difficile de se rendre aux lieux saints, les gens remplacent ce culte par la vénération d’une statue ou d’une relique.
Les fidèles cherchent aussi bien les reliques authentiques que celles obtenues par un contact, appelées eulogies, c’est-à-dire bénédictions; cela parce que l’on croit que le saint peut être présent même dans de petits fragments d’os ou dans des objets qui ont touché son corps.

Aller vers ces reliques, c'est aller vers une présence. On s'en va en pèlerinage pour bénéficier de la présence de quelqu'un. C'est une rencontre entre un homme qui vit à telle époque et un saint, dont les restes, les reliques, même minuscules, reposent là, au siège de son influence et de son intercession.

Au début le phénomène est spontané. Dès le IV siècle l’Eglise règle le culte, organise l’accueil des pèlerins et tâche de venir à bout des pratiques païennes et superstitieuses encore assez répandues.
L’Occident, au cours du V et du VI siècle, ne connaît pas seulement la vénération des reliques, mais aussi le culte des saints qui se manifeste par la construction de basiliques sur leurs sépultures.

Le pèlerinage s'enracine donc dans la tradition biblique, et trouve son sens dans la personne du Christ Jésus, dont la vie toute entière est un pèlerinage, où il attire à Lui tous les hommes.
Le pèlerinage aide à sortir de soi même pour aller à sa rencontre, et pour faire une expérience vivante de son Amour et de sa présence qui sauve, libère et guérit.

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