Patrizia Cattaneo


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Père Cipriano et Padre Pio

P. Cipriano

PADRE PIO
DANS LE TEMOIGNAGE DU PERE
CIPRIANO DE MEO EXORCISTE


par Patrizia Cattaneo


«J'ai connu Padre Pio et j'ai vécu longtemps à ses côtés. Quand j'étais étudiant en théologie, je fus envoyé par les supérieurs à San Giovanni Rotondo pour aider à répondre aux sacs de correspondance que Padre Pio recevait, avec deux de mes confrères. Des montagnes de lettres lui arrivaient qui s'entassaient évidemment, au point que les supérieurs envoyaient les jeunes moines à San Giovanni Rotondo pour répondre. Quand nous arrivâmes au couvent, on nous dit que Padre Pio était dans le chœur occupé à prier et aucun d'entre nous n'osait ouvrir la porte. "J'ouvre", "tu ouvres"… mais personne n'osait. On nous avait dit que Padre Pio se fâchait souvent et nous craignions de l'irriter. Alors, je pris mon courage à deux mains et je dis aux deux autres de me suivre, ainsi le reproche serait pour nous tous. J'ouvris la porte du chœur. Padre Pio était tellement absorbé par la prière qu'il ne s'aperçut pas de notre arrivée. Je restai à une certaine distance et lui touchai le bras. Il leva la tête et nous regarda. Comme nous étions jeunes, nous n'avions pas encore de barbe. Il nous observa et nous dit en dialecte : "Et la barbe, vous l'avez vendue ?" Et il nous demanda de l'attendre en couloir. Notre joie fut grande parce que nous pensions qu'il était bourru et qu'il nous aurait chassé; il commença par contre avec une boutade d'esprit. Padre Pio n'était pas du tout un boudeur, comme on pense parfois erronément; il était extrêmement aimable et il exprimait une joie sainte qui venait du Seigneur.


Après mon ordination sacerdotale, le 6 mars 1949, je fus à nouveau envoyé à San Giovanni Rondo. À table, je mangeais à côté de Padre Pio mais il ne mangeait presque rien. J'étais jeune et j'avais beaucoup d'appétit. Il le savait, il goûtait quelque chose et puis en dialecte, il me disait : "Tiens, mon garçon, mange!" et il me passait le plat. Il faisait cela chaque jour et je mangeais tout. Il ne venait jamais à table avec nous, il était toujours un peu en retard. Il entrait dans le réfectoire en priant, toujours avec le chapelet en main. Puis il s'agenouillait, priait comme c'était l'habitude et il prenait part à nos discussions, discours et histoires. Il tenait à ne pas se faire remarquer, il conversait avec nous sur tous les sujets, il parlait de politique, il lançait quelques boutades à l'un ou l'autre confrère. C'était un homme merveilleux à table. Il avait la permission de sortir du réfectoire avant la fin du repas et quand il s'en allait, notre joie s'éteignait.


Je me confessais toujours chez lui et je n'ai jamais reçu de reproches. Un jour, en confession, je lui demandai : "Père, dois-je me donner à la prédication ou à l'enseignement?" parce que les deux choses me plaisaient et j'étais qualifié à les faire. Il me prit une main, l'appuya sur son genou et me la caressa. Il regarda vers le haut comme inspiré et après un moment, il revint "sur terre" et il répondit : "Ne t'en préoccupe pas parce que tu enseigneras et tu prêcheras." Et il souligna le verbe "enseigner". Dix jours plus tard, je fus nommé professeur de Lettres dans notre séminaire de Gesualdo. Par la suite, j'ai aussi prêché.


Un dimanche, un moine arriva de Toscane. Il voulait poser des questions à Padre Pio et comme elles étaient nombreuses, il les avait écrites sur une feuille qu'il tenait en poche. Aux jours de fête, le supérieur accordait un verre de vin à table par personne. Ce moine demanda la permission de passer pour verser le vin afin d'avoir un prétexte pour parler à Padre Pio. Arrivé devant lui, il laissa la bouteille et sortit la feuille. Padre Pio le regarda d'un air bourru et lui demanda : "Que fais-tu avec ce papier ?". "Père, j'ai écrit des questions; j'oublie aisément; je les ai écrites pour ne pas oublier…". Et lui : "Déchire ce papier !". Tous les yeux étaient rivés sur lui et le moine fut contraint de le déchirer. Quand il le jeta, Padre Pio lui dit : "Maintenant, pose tes questions!". "Vous savez, Père, nous habitons dans une zone de communistes et quand nous sortons du couvent, les garçons nous insultent et nous jettent des pierres. Que devons-nous faire?". Padre Pio répondit : "Qu'est-ce qu'ils insultent, toi qu'ils ne connaissent pas ou l'habit que tu portes ?". "Ils insultent l'habit." Alors, Padre Pio répondit brusquement : "Tu dois défendre la prêtrise, l'habit et l'Église!". Ce moine était venu pour chercher à connaître la doctrine morale de Padre Pio et pour lui poser des questions piège. Voilà pourquoi Padre Pio lui répondit : "Tu dois défendre la prêtrise, l'habit et l'Église!", que le moine était en train d'essayer, par contre, d'éclabousser en tendant des pièges à son confrère.


Un jour, après la messe du matin, Padre Pio s'aperçut qu'il avait perdu son mouchoir. Je me trouvais dans le chœur. Il le chercha là aussi, tout en sachant qu'il ne l'aurait plus jamais retrouvé. Il se montra, regarda dans l'église vers le bas et il dit : "Qui a trouvé le mouchoir doit tout de suite me le ramener parce que si mon supérieur arrive, cela va barder !". Personne ne répondait parce que quelqu'un l'avait pris par dévotion. Peu après, le supérieur arriva et il cria irrité : "Rendez tout de suite le mouchoir à Padre Pio ou j'appelle la police !". En ce temps-là, il était interdit de donner des objets appartenant à Padre Pio, le fait prévoyait d'ailleurs l'excommunication. Le mouchoir ne fut évidemment plus retrouvé.

Sur la photo:
Père Cipriano de Meo jeune, avec Padre Pio.


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