Patrizia Cattaneo


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Père Matteo exorciste

Père Matteo

LE PERE MATTEO D’AGNONE, CAPUCIN THAUMATURGE ET EXORCISTE

Père Matteo d'Agnone naquit en 1563. Ses parents l'appelèrent Prospero et lui donnèrent une éducation profondément chrétienne qui lui permettait de voir et trouver Dieu en toutes choses. A l'Université de Naples, il suivit les cours de la Faculté de Philosophie et de la Faculté de Médecine. Mais la beauté de l'idéal franciscain rayonna tellement dans son esprit qu'il préféra devenir frère capucin afin de pouvoir connaître davantage, à la lumière de celui-ci, les vérités de la théologie et devenir ainsi médecin des âmes.

Il fit son noviciat à Sessa Aurunca et après un bref séjour dans la province religieuse de Naples, il devint Capucin à Foggia. Il se fit remarquer par son amour envers la Sainte Vierge dont il défendit le dogme de l'Assomption stipulant qu’Elle est montée au ciel avec son corps et son âme. Il fut le Père supérieur local et provincial et devint un prêcheur savant et pieux. Il reçut de Dieu le don de prophétie et de miracles. Par la puissance du seul signe de la Croix, il opéra miraculeusement plusieurs guérisons à Agnone, à Vasto et à Serracapriola. Il fut un exorciste de premier ordre. De grandes souffrances physiques l'affligèrent de son vivant, mais il ne cessa jamais d'en remercier Notre Seigneur Jésus-Christ.
Trois mois avant sa mort, il fut envoyé au couvent de Serracapriola. Il mourut en odeur de sainteté le 31 octobre 1616.
Le 19 juin 1996, Mgr Cesare Bonicelli, évêque de San Severo, introduisit le procès de béatification et de canonisation du Père.


LE DON DE CHASSER LE DEMON

A Castel Bolognese, la ville où Frère Matteo d’Agnone était clerc, se présenta un cas pitoyable d'obsession diabolique: une pauvre femme qui depuis treize ans était persécutée par le démon. Elle avait essayé une quantité de remèdes mais son mal ne trouvait aucun remède en pharmacie. Plusieurs prêtres avaient renoncé à cette entreprise. Finalement, elle décida de se rendre à l'église des Capucins. A l'heure prévue, les Frères étaient réunis dans l'église et priaient avec l'exorciste. Frère Matteo, alors clerc, était dans sa cellule en train d'étudier. L'exorciste commença les prières du rituel et conjura l'esprit malin de laisser et de quitter cette femme. Les jeûnes et les prières de l'exorciste et des autres Frères ne suffirent pas. Après d’intenses exorcismes, l'esprit, fatigué de recevoir des coups, indiqua le secret pour le faire partir. Il dit clairement: «Faites tout ce que vous voulez mais nous ne sortirons jamais de là, à moins que ne vienne Frère Matteo d'Agnone dont l'humilité, plus que tout autre chose, nous tourmente et nous flagelle.»
Les Frères furent grandement étonnés. Ils connaissaient la bonté du Frère Matteo mais ils ne pensaient pas qu'il était tellement avancé spirituellement, au point de faire peur aux démons. Les Frères coururent l'appeler mais il refusa de les suivre, en disant que ce qu'avait dit le démon était faux.
Cependant, pressé par la voix de l'obéissance, il descendit à l'église. Il se prosterna la face contre terre devant l'autel du Saint-Sacrement pendant quelques minutes. Son attitude humble devant le Seigneur, le silence mystérieux de ces instants devinrent un exorcisme, une menace et un ordre pour le démon. Que dit-il à Dieu dans cette prière? Il ne parla pas avec les lèvres mais son âme n'était pas muette, elle qui, plus humble que jamais, en contact immédiat avec Dieu, lançait des flèches au démon qui commença à se contorsionner, à se démener dans le corps martyrisé de cette femme. Il grinça des dents, écuma de rage pour épouvanter le jeune Frère mais celui-ci, absorbé dans sa fervente prière, demeura impassible et ne s'aperçut de rien. L'attitude de marbre de Frère Matteo contraignit le démon à crier: «Le voilà arrivé. Que veut-il de moi, ce Frère Matteo? Je ne peux plus souffrir de le voir». Cela dit, le démon s'enfuit, laissant la femme libre et sereine. La voix rauque du démon déclara sa défaite. Lorsque la prière fut terminée, la lutte et les tourments cessèrent. Tout confus et plein de simplicité sainte, Frère Matteo retourna à sa cellule reprendre ses études.
On connaît un cas similaire survenu à Aversa lorsque Frère Matteo y résida. Une femme fut amenée à l'église des Capucins d'Aversa pour être exorcisée. On appela Frère Matteo. A peine celui-ci entra-t-il dans l'église que la possédée fut terriblement torturée par le démon qui, dès qu'il vit Frère Matteo, dit entre autres: «Je regrette que ce pauvre petit clerc doive me donner tant d'ennuis pendant sa vie». Et il laissa la malheureuse femme libre.
Un autre cas du même genre eut lieu lorsqu'il était déjà prêtre. Le Baron de Roio affirme qu'ayant assisté à un exorcisme, il entendit l'exorciste, inspiré par le Seigneur, dire au démon: «Je te conjure, par l'humilité du P. Matteo d'Agnone capucin...». A peine le démon eût-il entendu ce nom qu'il se troubla fortement et dit: «Tais-toi, tais-toi, ne prononce plus le nom de cet homme, parce que je ne peux plus l'entendre».
Ce sont des épisodes très significatifs qui disent ce que l’œil ne pouvait voir, parce que caché par une grande simplicité et par le voile d'une vertu extrêmement délicate.


LE DON DES MIRACLES

De son vivant, le Père Matteo avait le don des miracles et de la prophétie. Voici l’un des nombreux exemples.
Mme Livia Sottile, originaire de Vasto mais mariée à Agnone, avait voulu, avant de mourir, à l'âge de quatre-vingt ans, laisser la déclaration suivante en faveur de P. Matteo.
Cette dame était mère de trois enfants capucins dont deux étaient encore vivants à l'époque de la présente déclaration. Le tonneau de vin, d'une capacité de trois "some", était vide depuis un certain temps, sans doute en raison d'une maladie de la vigne. Mme Sottile envoyait chaque jour au P. Matteo une petite bouteille de vin, en le priant de bien vouloir bénir le tonneau, même sans se déplacer du couvent. Le Père Matteo voulut contenter la mère de deux de ses confrères. Sans quitter le couvent, il bénit le tonneau et le vin continua de couler pendant plus d'une année si bien qu'elle put en donner à tous les malades du pays et à tous les Frères.
Cette même personne attesta que, depuis la première fois que le P. Matteo entra dans sa maison, toutes les choses allèrent mieux. Elle se rappelait en particulier le jour où elle fit bénir le récipient de pierre où elle conservait l'huile. Après la bénédiction, le P. Matteo retourna au couvent presque en courant. A peine fut-il sorti de la maison que le volume d'huile augmenta au point de déborder du récipient. Mme Sottile dut appeler au moins deux fois sa fille Camilla pour retirer l'huile du vase de manière à ce qu'elle ne se répandit pas par terre. Ce fut attesté également par sa fille Camilla en présence du P. Simone d'Orsara, supérieur du couvent d'Agnone et de Frère Adriano de S. Marco la Catola en 1621.


A partir des premiers jours de 1616, le Père Matteo s'adonna à une vie spirituelle beaucoup plus intense.
Comme allait commencer le carême de l'Epiphanie, malgré ses problèmes d'estomac, il voulut jeûner avec plus de rigueur, sans même prendre un morceau de pain au souper. Il disait en effet que ce serait le dernier carême qu'il aurait jeûné. Sa prévision s’est vérifiée. Il est mort le 31 octobre 1616.

Père Cipriano de Meo – Un Saint Sans autel – Le Serviteur de Dieu Père Matteo d’Agnone Capucin de la Province de Foggia – Italie 1563-1616


De nos jours plus que jamais dérangés par l’action diabolique, merci de prier et de faire connaître le Père Matteo !

Sur la photo : le Père Cipriano de Meo avec des pèlerins qui prient sur la tombe du Père Matteo


LA TOMBE DU PERE MATTEO D’AGNONE

La renommée de sainteté du P. Matteo avait été transmise par une tradition qui se passait de bouche à oreille.
C'est uniquement par tradition que l’on savait que le corps du P. Matteo avait été enterré dans l’Eglise des capucins de Serracapriola mais on ne connaissait pas l'endroit exact. Le 24 mars 1750, on trouva ses os précieux dans la Chapelle du Saint-Sauveur.
L'authenticité des os était confirmée par une vieille pierre qui portait l'inscription: HI IACET CORP MATTHEIANG PREDIC.

Le 5 mai 1751, l'évêque de Larino, Mgr Scipione De Laurentis, se trouvait à Serracapriola pour la visite canonique des paroisses. Il écouta le désir des Capucins de donner un meilleur emplacement à leur saint confrère; l'évêque présida à l'exhumation qui eut lieu à huis clos. On trouva quelques os des bras, une mâchoire avec des dents et d'autres os qu’on ne réussit pas à identifier. Les reliques furent placées dans un coffret de cyprès, fermé par une plaque en fer et entouré de rubans verts. Ce même coffret fut fermé et on y apposa les sceaux de l'évêque. On transporta la chasse dans une niche à coté de l’autel majeur. On lui donna ainsi une plus digne sépulture. La deuxième reconnaissance canonique eut lieu en 1978. Le corps du Serviteur de Dieu, le Père Matteo d’Agnone, est toujours enterré à côté de l’autel majeur de l’Eglise du couvent des Capucins de Serracapriola, où le Padre Pio vécut également.



LES REACTIONS DES POSSEDEES

Le Père Cipriano de Meo, capucin et doyen des exorcistes du monde entier, s’occupe de la canonisation du Père Matteo. Pendant son ministère d’exorciste, le Père Cipriano a expérimenté la puissance de l’intercession du Père Matteo. Quand une personne possédée par le diable approche du tombeau du Père Matteo, elle a les mêmes réactions que pendant les exorcismes. Le démon a plusieurs fois, par la bouche des possédés, admis la puissance de l’intercession du Père Matteo et la souffrance qu’il lui procure pendant les exorcismes et il avoue qu’il craint le jour où sa canonisation aura lieu car le Père Matteo sera connu dans le monde entier et cela portera une grande ruine à l’œuvre de Satan. Pendant les exorcismes, le démon menace toujours le Padre Cipriano en lui disant qu’il empêchera par tous les moyens la canonisation du Père Matteo car elle lui procurera une énorme défaite. Le Père Matteo est décédé le 31 octobre, qui est la fête des sorcières. Le démon se plaint aussi que sa mort, arrivée juste à cette date, ait ruiné cette fête satanique.



TEMOIGNAGE

En effet, je peux témoigner que quand j’accompagne des pèlerins visiter son tombeau, les personnes qui ont des troubles diaboliques ont une réaction selon le degré de leurs problèmes. S’ils sont atteints de possession diabolique, ils commencent à se contorsionner, à se démener comme pendant l’exorcisme.
S’ils ont subi des maléfices ou sont atteints de négativités, ils sentent de la chaleur, ont mal au cœur, envie de vomir ou commencent à hurler. Ce sont tous des signes de délivrance et de l’action puissante de l’intercession du Serviteur de Dieu.
Une femme possédée que j’ai accompagnée et qui ne connaissait pas le Père Matteo a eu des réactions très fortes au contact de sa pierre tombale et tout de suite après, elle allait très bien. Mais la nuit suivant ce pèlerinage, elle a eu une attaque satanique. Alors, elle a commencé à prier le Père Matteo et à le supplier de venir à son aide. Tout à coup, elle a vu une lumière verte qui s’enfuyait et l’attaque satanique s’est arrêtée.





LA PHOTO COLLEE' A LA TOMBE

Avant de venir en pèlerinage, j'avais prié pendant une semaine le Père Mattéo d'Agnone en récitant de tout mon coeur ses litanies pour la délivrance et les coupures des liens et je me suis confessée.
Après la messe célébrée par le père Cipriano de Meo, je me suis approchée de la tombe du Père Mattéo d'Agnone et c'est en déposant une photo où se trouvent 3 personnes dont moi et une personne qui fait de la magie noire, que j'ai ressenti immédiatement la paix venir en moi, lorsque cette photo a été instantanément collée à la tombe. Je me suis mise à trembler et à pleurer en comprenant que le Seigneur, par l'intercession du Père Mattéo, venait me libérer des liens maléfiques avec cette personne. Je tiens à préciser que la photo était au début entièrement collée et tout de suite après, elle s'est décollée là où je me trouvais et où était mon frère ; par contre, elle est restée comme scotchée à la tombe à l'endroit exact où se positionnait la personne qui fait de la magie noire (sur 1/3 de la photo).
Cette photo est restée ainsi collée sur un côté au-moins 3/4 h voire 1 heure. Tant que cette photo était ainsi collée à la tombe, je ressentais une paix incommensurable, la paix du Christ et la joie divine être en moi. Le Père Cipriano de Meo m'a bénie.
Nous avons dû partir ; et à ce moment-là, une voie de l'esprit me disait de laisser la photo jusqu'à ce qu'elle tombe d'elle-même par terre, afin que le Seigneur finisse son oeuvre de purification. Mais, nous devions partir et une personne l'a décrochée. A ce moment précis, la paix que je ressentais au fond de moi, a été moins forte.
Marie-Helène

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