Patrizia Cattaneo


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Un pacte avec Satan

Frère Cosimo

AU NOM DE JESUS
TOUT GENOU FLECHIT DANS LES CIEUX,
SUR LA TERRE ET SOUS LA TERRE




par Marlène Reichmuth


Beaucoup de gens (même parmi les théologiens) ne croient plus au Diable, ils y voient une création du Moyen Age. Le Mal en tant qu’entité serait un pur produit des imaginations superstitieuses, la terminologie de la Bible serait désuète et dépassée au regard de la psychologie et de la psychiatrie. Le Diable semble y avoir paradoxalement gagné en puissance. Sur ce sujet, René Laurentin a écrit Le démon, Mythe ou Réalité ( Fayard, 1995). L’auteur y parle aussi de ses entretiens avec les exorcistes qui lui ont permis d’entrevoir le pouvoir du Mal à l’œuvre. Un exorciste, Gabriele Amorth, a attiré l’attention sur le danger que nous courons à ignorer l’existence et le pouvoir du Mal et en a méticuleusement décrit ses effets dans un livre, Un exorciste raconte (Fayard). La Bible s’est trouvée récemment confirmée de manière surprenante par la science! Le professeur Simone Morabito, médecin et psychiatre de renommée mondiale, a déclaré lors d’une récente interview: «Je suis sûr que le Diable existe sur la base de l’expérience. Je l’ai expérimenté comme je peux expérimenter une réaction biochimique en laboratoire» (Psichiatra all’inferno, Ed. Segno).

Lors d’une réunion de prière au Scoglio (Placanica), Fratel Cosimo avait demandé aux pèlerins rassemblés s’ils croyaient en Dieu. A leur réponse affirmative, il avait ajouté: «Soyez assurés que le Diable y croit encore plus que vous, mais pour le combattre». Car Fratel Cosimo est un de ceux qui en parle par expérience et confrontation, comme en témoigne l’histoire qui suit

Un Pacte avec Satan

Nous sommes le mardi premier juillet 2003 au début de l’après-midi. Fratel Cosimo est assis à quelques mètres du rocher de la Sainte Vierge. Il vient d’acheter un chapeau de paille qu’il a posé sur la chaise à côté de lui. Un jeune homme aux cheveux roux s’approche. Nous avions observé ce jeune homme le jour précédent errer sur l’esplanade du Scoglio avec une expression suffisante et hargneuse, il avait même fini par lancer des pierres sur la maison de Fratel Cosimo avant de s’en aller, mécontent. Ce même jeune homme fait mine de vouloir s’asseoir auprès de Fratel Cosimo. Voulant lui faire de la place, Fratel Cosimo enlève son chapeau de la chaise, mais voilà qu’il se fend en deux. Survient alors le géomètre qui réclame la présence de Fratel Cosimo sur le chantier de la maison des pèlerins. Mais Fratel Cosimo le renvoie: «Lorsqu’il s’agit de sauver une âme, les affaires de ce monde peuvent attendre». Le regard de Fratel Cosimo avait été attiré par un tatouage sur le bras du jeune homme. Le géomètre parti, Fratel Cosimo demande au jeune homme de relever la manche de son maillot. Celui-ci s’exécute à contrecœur et explique qu’il s’agit d’un pacte avec Satan. Il avait fait ce pacte pour protester contre Dieu qui ne l’a pas protégé d’un grave accident de la route. Il s’en était sorti, mais avec une jambe amputée. Depuis, il s’est donné entièrement à Satan. Fratel Cosimo lui demande ce qu’il y a gagné. Le jeune homme affirme n’en avoir tiré d’abord que des avantages, une vie facile, plus d’argent, l’admiration des filles, ce genre de chose. Mais par la suite, il s’est senti tourmenté et ces tourments le minent. Il entend une voix au-dedans qui l’asservit. Pendant qu’il parle à Fratel Cosimo, cette voix intérieure ne le laisse pas en paix et le met au supplice. Fratel Cosimo l’exhorte au repentir et à la confession afin de trouver la volonté et la force de se libérer de l’emprise de Satan. Il lui recommande aussi de rechercher l’aide d’un exorciste, Le jeune homme semble en proie à une lutte intérieure. Indécis, il se lève pour partir. Mais Fratel Cosimo le retient: «Comment tu t’en vas ainsi? Sans saluer la Madone?»
Le jeune homme s’arrête, pétrifié. Fratel Cosimo insiste doucement pour ne pas le braquer: «Va saluer la Madone!». Mais le jeune homme est comme pris entre deux forces contraires, il hésite, se tourne vers le rocher où la Sainte Vierge est apparue en mai 1968, hésite encore, pour finalement céder à la demande pressante de Fratel Cosimo. Il veut avancer vers la statue en pur marbre blanc placée dans une niche du rocher. Mais c’est comme si une puissante force contraire voulait l’empêcher de faire les pas décisifs. Il avance pourtant, mais plié en avant, comme celui qui lutte contre un vent en rafales. Lorsqu’il arrive près du rocher, Fratel Cosimo lui enjoint de s’agenouiller avec humilité devant la Sainte Vierge. Le jeune homme refuse net, prétextant que sa jambe artificielle ne le lui permet pas. Sans y réfléchir, mû par l’Esprit Saint et avec l’autorité qu’Il lui confère, Fratel Cosimo prononce alors les paroles de l’apôtre Paul aux Philippiens, ( épître aux Philippiens 2.10):
«Au nom de Jésus, tout genou fléchit, dans les Cieux, sur la terre et sous la terre».
Aux mots «sous la terre», le jeune homme tombe à genoux, même la prothèse s’est pliée. Fratel Cosimo le laisse seul avec la Sainte Vierge et s’en va trouver son géomètre. Le lendemain, le jeune homme assiste à l’après-midi de prière. Fratel Cosimo espère qu’il trouvera la force de se libérer de ses chaînes, mais, nous dit-il, ce sera très dur, car il s’agit d’un cas de possession délibérée et consentie. Et il ajoute en souriant qu’il vient de perdre son chapeau de paille tout neuf, mais qu’il aura peut-être gagné une âme.
Le combat pour les âmes est loin d’être terminé. Selon le professeur Morabito, on assiste actuellement à une recrudescence des sectes sataniques et il en constate les ravages auprès de nombre de ses patients.

Marlène Reichmuth


En complément à cet article, publié dans Chrétiens Magazine n° 179, du 15 avril 2005, René Laurentin écrivait en page 27 sous le titre,
«Satan existe-t-il?» : «Si vous répondez par la négative, alors jetez votre Bible au feu. C’est ce que devraient faire les clercs, y compris l’un ou l’autre évêque, qui attribuent à des phantasmes humains la croyance en Satan». René Laurentin cite le père Gabriele Amorth, qu’il considère le plus célèbre parmi les exorcistes de l’Eglise: ce dernier affirme que «Satan a remporté sa plus grande victoire en faisant croire qu’il n’existe pas». René Laurentin constate que même l’Eglise est balayée par une puissante vague de fond qui nie l’existence de Satan. Il y a des pays qui n’ont plus aucun exorciste catholique, tels l’Allemagne, l’Espagne, le Portugal. On y envoie les possédés chez le psychiatre! Aussi n’est-il pas étonnant de voir l’occultisme, le spiritisme et le satanisme se répandre dans des réunions et par les médias, poursuit-il. Et R. Laurentin de se référer également à Jean-Paul II qui a tranché la controverse: «Celui qui ne croit pas au diable, ne croit pas à l’Evangile».


Publication: Chrétiens Magazine, n° 179, 15 avril 2005
Photo sur le site: Patrizia Cattaneo



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