Patrizia Cattaneo


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St Joseph Moscati

Saint Joseph Moscati

SAINT JOSEPH MOSCATI
LE MEDECIN SAINT DE NAPLES



Laïc - Célibataire - Médecin (1880-1927)


Saint Joseph Moscati (1880-1927) fut un médecin charitable envers les pauvres. C’était en même temps un chirurgien réputé pour son diagnostic infaillible, et un professeur s'adonnant à la recherche scientifique. Ce fut un saint laïc, célibataire, qui puisait dans la communion quotidienne les grâces nécessaires pour mener une vie débordante d'activités et témoigner de sa foi à une époque où l'on opposait systématiquement science et religion.
Il mourut à Naples, à quarante-sept ans, le 12 avril 1927, alors qu'il rendait visite à ses malades.

LA VIE
Septième d'une famille de neuf enfants, Joseph Moscati naît à Bénévent en 1880. Il a pour maison natale le palais Andreotti. Son père qui est juge, est nommé à Naples. C'est la que la famille s'installe et c'est la que se déroulera toute la vie de Joseph. Alors qu'il n'a que 12 ans, Albert l'un de ses frères aînés, fait une chute de cheval. Joseph le veille avec sollicitude jusqu'à sa mort. Cet événement qui le frappe beaucoupfait comprendre la brièveté de la vie, ainsi que l'importance des soins médicaux compétents.

Il n'a que 17 ans lorsque son père meurt en 1897. En 1914 sa mère meurt du diabète, en recommandant à ses fils de se préserver du péché. Joseph fait de brillantes études et devient l'un des premiers médecins napolitains à essayer l'insuline dans le traitement de la maladie. C'est à l'hôpital des Incurables de Naples qu'il commence à exercer, avant de s'installer à son propre compte. Il devient Médecin chef de clinique, chercheur reconnu dans le domaine scientifique, professeur universitaire de physiologique humaine et de chimie physiologique. Il embrasse de multiples activités avec tout l'engagement et le sérieux que demande le service de la délicate profession de laïc. C'est un bel homme, cultivé et intelligent, mais il vouera sa vie au célibat (sur la photo: le Professeur Moscati).

Alors qu'il réfléchit encore à sa vocation il est frappé par la beauté d'une jeune femme. Ce sentiment est la cause de combats spirituels. En fin de compte, il préfère le célibat au mariage afin de se consacrer totalement à son apostolat et soulager la souffrance des corps et des âmes. Il est très bon avec ses patients, toujours prêt à les écouter, même lorsque la fatigue se fait sentir en fin de journée. Il soigne gratuitement ceux qui ne peuvent payer, et si besoin est, leur donne de l'argent pour acheter les médicaments nécessaires. Il va régulièrement dans les taudis de Naples pour soigner les pauvres.l'inverse des autres médecins, il ne possède ni voiture ni cheval. Tout ce qu'il gagne est destiné aux pauvres.


LE MEDECIN DES PAUVRES

Un jour, alors qu'il est appelé d'urgence auprès d'un jeune homme qui doit être opéré d'une crise d'appendicite. Il s'oppose de toutes ses forces à l'opération et ordonne qu'on lui mette de la glace sur le ventre. A quatre reprises durant les quinze jours suivants, Joseph Moscati retourne visiter le jeune, celui-ci guérit complètement. Il reçoit alors une enveloppe contenant ses honoraires. En rentrant chez lui, il trouve à l'intérieur un billet de mille liresIl retourne immédiatement chez le père du patient, lui rend huit cents lires en l'apostrophant : « Êtes-vous fou ou croyez-vous que je sois un voleur ? ». C'est ainsi qu'un médecin renommé comme le Professeur Moscati ne reçoit que deux cents lires pour quatre consultations.
Un autre jour, il visite un pauvre cheminot malade, entouré d'amis dans sa modeste maison. Pendant que Moscati l'examine, les amis du malade réunissent l'argent pour payer le Professeur. Il leur dit : «Puisque vous êtes venus ici pour aider votre ami et que vous puisez une partie de votre argent si durement gagné, je me joins à vous et vous donne ma quote-part, afin que tout soit mis en œuvre pour soigner le malade» et il leur donne à son tour trente lires.
Son diagnostic est très sûr : il lui arrive de le donner à distance sans avoir vu le malade.

Selon lui, «Les malades sont des figures du Christ. Si de mauvaises personnes, criminels ou blasphémateurs se retrouvent hospitalisés, c'est grâce à Dieu, Il veut les sauver ! Les religieuses, médecins et infirmières travaillant dans un hôpital ont une mission : coopérer avec cette bonté inépuisable, en pardonnant et se sacrifiant eux-mêmes.»

En tant que chercheur renommé, très savant, il participe à des congrès et enseigne à l'Institut de chimie physiologique de Naples. Un jour il écrit à l'un de ses élèves : «Souvenez-vous que vous devez vous occuper non seulement du corps mais aussi des âmes, en donnant des conseils, en allant jusqu'à l'esprit, au lieu de vous borner à de froides prescriptions à adresser au pharmacien ». Et il ajoute:
« Il faut traiter la souffrance non comme une contraction musculaire, mais comme un cri de l'âme, qu'un autre frère, le médecin, écoute avec l'ardeur de l'amour, la charité ».

A cette époque scientiste, dominée par des agnostiques et des francs-maçons, le professeur Moscati déclare : «Ce n'est pas la science, mais la charité qui a transformé le monde».
Il puise dans la messe et la communion quotidienne le secret de sa force. Parfois, il prescrit la confession aux malades, sachant que la santé de l'âme influence celle du corps. Il
affiche un crucifix sur le mur de la salle d'autopsie avec au-dessous l'inscription suivante en latin: Ero mors tua, o Mors (Osée 13,14: Ô mort, je serai ta mort).

Pour inviter aimablement ses clients plus aisés à donner une aumône aux pauvres, le Professeur Moscati place un chapeau renversé dans son bureau, avec l’inscription suivante: «Celui qui a, qu’il donne. Celui qui n’a pas, qu’il prenne» (sur la photo dessus).
Oubliant ses problèmes, il travaille sans cesse pour soulager les malades. Au milieu des épreuves il prie et garde la foi. Il dit : «Souvenez-vous que vivre est une mission, un devoir, une douleur ! Chacun de nous doit avoir son propre combat ».

Quelques années plus tard, la femme qui l'avait troublé dans sa jeunesse, lui demande une consultation. Il ne la reconnait presque plus, tant son ancienne beauté a subi la transformation du temps. Il la visite sans ressentir de trouble, il écrit alors dans son journal: «J'ai visité une dame qui, à son insu, avait rempli les rêves de ma jeunesse. Qui aurait pu croire qu'un jour elle se serait adressée à moi. Toujours impressionnante de beauté! J'ai accompli mon devoir humain sereinement, noblement, sans ressentir aucune palpitation dans mon cœur».

Durant la première guerre mondiale, il se dévoue comme volontaire à l'hôpital de Naples et sauve beaucoup de vies. Il ne recherche ni honneur, ni poste élevé. C'est par ses mérites, que l'on ne peut nier, qu'il obtient une position de premier plan.
Il exerce ses responsabilités avec une droiture absolue, pour le bien des autres. Il le fait sans compromission, quitte à subir la persécution, prêt à sacrifier sa vie pour la vérité.
A 47 ans, toujours sur la brèche, il meurt subitement le 12 avril 1927 pleuré par les pauvres. Son corps est enterré dans le cimetière de Poggioreale. Trois ans plus tard, il est exhumé et transféré dans l'église du Gesù Nuovo de Naples. Il est béatifié le 16 Novembre 1975, et canonisé le 25 Octobre 1987. Sa fête liturgique est le 16 novembre.


UNE RENOMMEE DE SAINT ET DE THAUMATURGE

Déjà de son vivant, Saint Joseph Moscati avait une renommée de saint et de thaumaturge. Il lisait dans les âmes, prophétisait les évènements. Il parvenait à diagnostiquer les maladies et en prescrivait les médicaments exacts sans même avoir vu le malade. Sa prière obtenait des guérisons impossibles, il avait aussi le don de la bilocation.

Le matin de sa mort, le docteur Moscati demanda à une amie de sa sœur d'aller chez elle à 15h afin de la consoler, parce qu'il serait mort. L'amie crut qu'il plaisantait. Voici l'épisode relaté par son premier biographe:

Le 12 avril 1927, le jour se lève [...]. De bonne heure le matin, selon son habitude, le Professeur va à l'église, participe à la Sainte Messe, et reçoit la Sainte Communion. Il pense peut-être que c'est son viatique ? Il ne change en rien ses habitudes, sort de l'église, revient chez lui et se rend ensuite directement à l'hôpital. En sortant de la maison, il dit au revoir à sa sœur et précise : « Le Prof. Verdinois a été hospitalisé à la clinique du prof. Stanziale : pense aux Saints Sacrements ». Une fois sa tournée à l'hôpital terminée, il revient chez lui où il sait que beaucoup de malades l'attendent. Via Roma, vers la « salita Tarsia », il rencontre mademoiselle Maddalena Aloi dont il avait soigné la mère. Il l'arrête pour lui demander de ses nouvelles, et lui dit: «Venez chez moi pour tenir un peu compagnie à ma sœur, parce qu'aujourd'hui, certainement, je mourrai ». Elle répond en plaisantant
«Vous parlez toujours de mort mais vous ne mourrez pas !». Il rajoute: « Méfiez-vous, car je parle sérieusement, et si vous ne venez pas, vous vous en repentirez et vous aurez du remord le reste de votre vie […]».

Le Professeur reprend sa route et commence ses visites chez lui. A 15 heures, se sentant souffrant, il congédie les personnes encore présentes, se retire dans sa chambre et tire la sonnette. Sa femme de service vient le voir, il lui dit : «Je me sens mal...». De la pièce voisine, ses frères accourent et le trouvent étendu sur le fauteuil, la tête baissée, les bras croisés sur la poitrine, en train de rendre calmement son dernier soupir. Il a 47 ans.cours du procès de canonisation un témoin affirme entre autre :
«En février 1927, le Professeur Moscati, bien que vigoureux et sain, me confia qu'il serait mort durant l'année et qu'il souhaitait que je récite des prières pour lui. Je suis convaincue qu'il a eu une révélation divine concernant sa fin proche.»

Huit jours avant de mourir, il alla voir un religieux gravement malade, qui se plaignait car il tardait à guérir. Le professeur Moscati l'encouragea en disant : « Père, gardez confiance car, d'ici huit jours, vous serez guéri et la première Messe que vous célébrerez sera pour mon âme ». En effet, le jour dit, tandis que le religieux, guéri, s'habillait pour célébrer la Messe, on lui appris la triste nouvelle de la mort de Moscati».

Le Pape François en visite en mars 2015 à l'Eglise du Gesù Nuovo de Naples, a exhorté les médecins à avoir « la même sensibilité que le docteur Moscati qui voyait en chaque malade, non seulement un corps ayant besoin d'être soigné mais surtout une personne en quête de soutien et de réconfort. Les médecins sont donc appelés à avoir la compassion de Jésus en soignant les blessures physiques et spirituelles »

D'innombrables fidèles visitent aujourd'hui encore la tombe de saint Joseph Moscati. Le ministère de guérison du saint médecin de Naples se perpétue bien après sa mort, car les grâces et miracles obtenus par son intercession sont infinis.


Pour plus d'infos, voir le site officiel : http://www.moscati.com/Fra.html


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